MARCHÉ AUX OISEAUX : DROIT DE RÉPONSE À LA TRIBUNE DE BENOÎT DUTEURTRE PUBLIÉE DANS LE FIGARO

Malgré le droit de la presse, Le Figaro a choisi de ne pas publier notre droit de réponse.

Nous le publions ci-dessous.
 
Dans le Figaro des 12 février 2021, le romancier Benoît Duteurtre déplore la décision de la Mairie de Paris de fermer le marché aux oiseaux et voit dans le projet d’interdire la pêche à la ligne dans la capitale une conséquence de la pression de notre association PAZ.
 
Toutefois, le marché aux oiseaux de l’Ile de la Cité de Paris est loin d’être un rendez-vous traditionnel des parisiens, comme le prétend Benoît Duteurtre. Il est d’abord et avant tout fréquenté par des habitués, en particulier des collectionneurs d’oiseaux (comme si les oiseaux étaient des timbres !).
 
L’interdiction adoptée le 3 février 2021 au Conseil de Paris à la quasi unanimité (le groupe LR s’étant abstenu) concerne uniquement la fin de la vente d’animaux (oiseaux, poissons…) sur ce marché. Les ravissants pavillons et le marché aux fleurs demeureront donc sur l’Ile de la Cité. Nous nous réjouissons de cette évolution majeure qui concrétise une prise de conscience relative à la condition animale qui traverse l’ensemble de notre société. Les animaux sont des êtres doués de sensibilité. Les vendre comme des marchandises et les mettre dans des cages ne sont plus acceptables.
 
Priver les oiseaux du droit de voler en les plaçant dans une cage devrait être considéré comme un acte de maltraitance en tant que tel. Victor Hugo posait déjà la question de fond : « De quel droit mettez-vous des oiseaux en cage ? » Les animaux ont des besoins physiologiques, mentaux et sociaux. Cessons de les asservir à nos intérêts ! Apprenons enfin à les admirer libres.
 
De plus, nous nous étonnons que Benoît Duteurtre omette d’évoquer l’omniprésence des vendeurs à la sauvette sur ce marché. Tout le monde le sait et rien ne change. Notre association PAZ exige des contrôles stricts et l’application de la réglementation en vigueur.
 
Par ailleurs, Benoît Duteurtre écrit de façon inexacte : « Le Conseil de Paris envisage de proscrire la pêche à la ligne dans la capitale pour répondre à la pression de l’association Zoopolis ». En réalité, le 3 février 2021, le Conseil de Paris a adopté à la quasi unanimité (seul le groupe PC s’y étant opposé) l’interdiction de la pêche au vif et des hameçons à ardillon. Il s’agit de techniques de pêche qui provoquent une souffrance intense pour les poissons. La pêche au vif utilise un poisson VIVANT comme appât : empalé sur un hameçon, le calvaire peut durer des heures ! Nous tenons à rappeler qu’à Paris, il est interdit par arrêté préfectoral de consommer les poissons pour des raisons sanitaires. C’est la raison pour laquelle la pratique de la pêche de loisir devrait être interdite à Paris pour des raisons évidentes : le respect de la condition animale. C’est d’ailleurs la volonté de 63 % de la population parisienne (étude réalisée par l’IFOP en 2020 pour PAZ). 
 
Benoît Duteurtre estime que notre association PAZ est portée par une « ardeur éradicatrice ». Nous tenons à rappeler que la vocation du droit est de régir notre société. Les lois doivent protèger les plus faibles des plus forts. Nous appelons de nos voeux une véritable protection juridique des animaux. Cela passe par des interdictions et ce, pour une raison simple : aujourd’hui, nous avons tous les droits sur les animaux.
 
La capitale de la France comme d’autres villes commencent à prendre au sérieux les intérêts des animaux. Ces communes entendent les attentes de la population et tirent les conclusions de l’état des connaissances scientifiques. Nous nous en réjouissons.
 
 

 

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