Sanctuarisons la darse du Rouvray

Photo : Ludovic Sueur (02/2021)

LA VILLETTE SOUHAITE OUVRIR AU PUBLIC LA DARSE DU ROUVRAY, LES ANIMAUX QUI Y VIVENT SONT EN DANGER !

Une partie de la darse du Rouvray appartient à la Ville de Paris (les canaux) et l’autre gérée par la Villette, sous la tutelle du Ministère de la Culture, appartient au Ministère de l’Économie. C’est cette dernière partie, la plus sauvage, qui est menacée. Des travaux ont commencé mi avril 2021.
 
27 espèces animales, dont 9 espèces protégés au niveau national, et 29 espèces végétales ont été observées à la darse du Rouvray.
 
PAZ dénonce un décalage entre les grands discours du gouvernement (Loi Climat) et les actes.
 
Ces travaux auront des conséquences désastreuses sur les animaux liminaires et leurs habitats :
1- L’importante végétation de la darse du Rouvray qui constitue l’habitat de nombreux animaux sera rasée !
2- La darse du Rouvray sera ouverte au public !
 
 
PAZ s’est procurée le dossier d’urbanisme :
1- La Mairie de Paris a donné un avis favorable sans prescription aux travaux de la Villette. Nous le déplorons.
2- Les arbres de la berge de la darse du Rouvray sont considérés « d’intérêt secondaire » et donc peuvent abattus. Alors même que par exemple, sous le grand figuier, les foulques construisent leur nid chaque année.
3- La création d’une entrée côté rue Adolphe Mille est prévue à l’endroit le plus sauvage (arbres, arbustes, herbes hautes…) qui sera donc détruite.
UNE PROPOSITION CONCRÈTE : sanctuariser la darse du rouvray

Dans un courrier collectif d’une dizaine d’associations de protection animale et écologistes, PAZ demande à la Mairie de Paris de sanctuariser la darse du Rouvray dans l’intérêt des animaux qui y vivent : 

1- l’interdiction de l’accès au grand public et de toute pratique de la pêche de loisir sur toute la longueur du canal (partie Mairie de Paris et Ministère de l’Économie), avec l’installation de panneaux signalétiques et de clôtures adéquates non franchissables ;
 
2- un soutien aux habitats des animaux :
– pose d’un ou de plusieurs radeaux végétalisés sur ce canal (et non au pont de Crimée, très passant) profitant aux poissons et aux cygnes,
– sous la forme d’une végétation terrestre adaptée (arbres, buissons et herbes hautes – friche) sur la rive délimitant les bâtiments administratifs et sur la rive côté rue (décaler la clôture pour qu’une partie du trottoir quai de Metz soit incluse dans le sanctuaire),
– pose d’aérateur ou oxygénateur selon les périodes pour veiller à une excellente
– oxygénation de l’eau,
– contrôle de l’absence de poisons ou de pièges,
– création d’un “refuge LPO” (nichoirs, etc.)… ;
 
3- la limitation au maximum de la pollution : nettoyage régulier du canal avec des partenariats associatifs (sans recours à des engins électriques) et contrôle de la qualité de l’eau ;
 
4- la prise en considération de la condition animale comme critère fondamental dans les prises de décision concernant ce lieu (en sollicitant des spécialistes en amont). Par exemple, le barrage flottant à déchets, installé à l’entrée de la darse du Rouvray, pénalise certains animaux, notamment les cygnes*, qui ont des difficultés pour le franchir. Les animaux doivent pouvoir aller et venir librement et sans difficulté.

 

DÉFENDONS LES ANIMAUX LIMINAIRES

PAZ se bat pour que la notion d’ animaux liminaires entre dans notre culture.
Nous souhaitons que les institutions mettent en place des mesures *spécifiques* pour ces animaux omniprésents dans l’espace urbain, tout en étant invisibles. La question des habitats quasi inexistants à Paris des animaux liminaires est fondamentale. Il faut les développer et arrêter de rejeter les animaux des villes.