Aller au contenu

À Lyon, des balades à poney sont proposées au Parc de la Tête d’Or.

En 2016, la Mairie de Lyon signe une convention avec l’exploitant actuel, pour autoriser cette activité. À l’époque, la Mairie ne se préoccupe pas de la condition animale. En effet, aucune mesure relative à la condition animale n’est intégrée à la convention.

Les balades à poneys contreviennent totalement à l’idée que les animaux ne sont pas des jouets. On achète un tour de poney comme on achète un tour de manège, ce qui n’apprend pas aux enfants à prendre soin des animaux. De plus, ces balades ne peuvent répondre aux besoins des poneys et posent la question de leur fin de vie (sont-ils envoyés à l’abattoir ?).

Aujourd’hui, PAZ échange avec la Mairie de Lyon sur ce sujet. Pour toutes les raisons évoquées précédemment, nous demandons à ce que la Mairie mette un terme à cette activité. D’autant plus que nous avons constaté que le traitement des poneys n’était pas satisfaisant.

L’été rend la situation très préoccupante. En effet, les poneys sont exploités même lors des fortes chaleurs et l’exploitant ne leur met pas systématiquement de l’eau à disposition. Nous avons demandé à la Mairie d’échanger avec l’exploitant pour que ces deux points soient résolus urgemment.

La plupart du temps, un poney est attelé à un sulky (petite voiture légère à deux roues), dans lequel l’encadrant et un enfant s’installent pour la balade. Les autres poneys sont accrochés à l’arrière du sulky et portent les enfants sur leur dos.

PAZ suit la situation depuis plusieurs mois et a constaté divers problèmes relatifs à la condition animale.

Pour commencer, les poneys n’ont pas systématiquement accès à de l’eau : il n’y a pas toujours de seau à leur disposition et certains d’entre eux ne pourraient d’ailleurs pas accéder à un hypothétique seau à cause de l’enrênement (voir les explications plus bas). C’est évidemment un problème très grave, d’autant plus que l’exploitant continue son activité lors des fortes chaleurs !

Lors des temps de l’attente des clients, les animaux n’ont pas non plus accès à du foin. Or les poneys étant des herbivores, ils ont besoin de manger constamment. De plus, aucun équipement n’est retiré (mors, selles…). L’exploitant utilise d’ailleurs des équipements inadaptés. Par exemple, les poneys sont accrochés à l’arrière du sulky par des chaînettes très courtes (technique non conventionnelle en équitation). Cela peut s’avérer très dangereux si le sulky s’arrête brusquement et les poneys n’ont ainsi pas la possibilité de toucher le sol pour accéder à un éventuel seau d’eau ou filet de foin.

Enfin, l’exploitant affiche des horaires à rallonge et installe les poneys dans un paddock inadapté et sale pour la nuit.

Concernant la sécurité des enfants, l’exploitant ne met pas à disposition des casques alors qu’il est tenu de le faire. Aucun enfant ne porte de casque.