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PÉTITION :
Demandons la fermeture de l'Aquarium de Nancy

PÉTITION :
DEMANDONS LA FERMETURE DE L'AQUARIUM DE NANCY

À l’attention de Monsieur Klein, Maire de Nancy et Président de la Métropole du Grand Nancy,

 

Le Muséum-Aquarium de Nancy (MAN) appartient à la métropole du Grand Nancy. Il est géré par cette dernière et par l’Université de Lorraine. 

Environ 2.900 animaux aquatiques (hors coraux) sont détenus en captivité dans l’aquarium de Nancy : des poissons-clowns bistrés, des gobies néons, des poissons-papillons, des crabes verts, des crevettes nettoyeuses, des raies, des escargots marins, des pieuvres… Cet enfermement est injustifiable. Les animaux sont transformés en objet de divertissement.

Dans les registres des animaux que nous avons consultés, certaines causes de mortalité des animaux ne sont pas explicitées, des animaux ont été achetés ou sont issus de captures, des disparitions d’animaux restent sans explication, des animaux sont tués « pour régulation » et la quasi-totalité des animaux ne sont pas menacés de disparition !

Qu’ils soient nés ou non en captivité les animaux n’ont rien à faire dans des cages vitrées.

Les animaux aquatiques ont des besoins complexes (environnement, relations sociales, territoire…).

Au nom de la condition animale, il est temps de fermer cet aquarium public. L’argent public ne devrait pas alimenter la captivité animale. 

Parce que les poissons et autres animaux aquatiques ne sont ni des attractions ni de la décoration, mais des animaux sensibles, aux côtés de PAZ, nous demandons la fermeture de l’Aquarium de Nancy. Le Muséum, lui, continuerait son activité.

 

Pétition Aquarium de Nancy

3 signatures
Prochain objectif : 5,000

CONTEXTE

Le 20/03/2026, PAZ a demandé les documents administratifs (registres des animaux détenus) à la métropole du Grand Nancy. L’accès à ces documents est un droit en France. Le 23/04/2026, PAZ a reçu les documents demandés, complétés par l’envoi de documents demandés à la DDPP le 10/02/2026. 

 

Voici les informations issues de ces documents :

  • 557 animaux ont été achetés (Trichogaster lalius, Tanches, Quatre-yeux à grandes écailles…) ;
  • 125 animaux ont été capturés dans leur habitat (Chabot commun, Crabes verts…);
  • des animaux disparaissent sans explication (Quatre-yeux à grandes écailles, Labre vermiculé…) ;
  • au moins 1 animal tué pour « régulation » (Tanche) ;
  • la quasi-totalité des animaux ne sont pas menacés de disparition (Raie à points bleus, Labre nettoyeur…) ;
  • certaines causes de mortalité des animaux ne sont pas explicitées (Chelmon à bec médiocre, Crapet-soleil…).
 

Le 29/04/2026, PAZ a envoyé un mail à la métropole du Grand Nancy afin d’avoir des éclaircissements concernant l’absence d’information sur l’état des dépenses. L’association estime qu’elle n’a pas le coût exhaustif de l’Aquarium pour la métropole.

analyse des documents du Muséum-Aquarium de Nancy

I) Le fonctionnement du Muséum-Aquarium de Nancy

Tout d’abord, il faut noter que le bâtiment du Muséum-Aquarium de Nancy appartient à la métropole du Grand Nancy. Il est géré conjointement par la Métropole du Grand Nancy et l’Université de Lorraine. C’est un aquarium public.

Le Muséum-Aquarium de Nancy entretient également des liens avec l’espace animalier du Parc de la Pépinière, appartenant à la Ville de Nancy, en ce qui concerne la mise à disposition de dépouilles animales qui viennent enrichir les collections du musée !

II) Un registre incomplet et préoccupant

  • Les causes de la mort : une information primordiale absente

Dans le registre des mouvements d’animaux, du 10 février 2025 au 10 février 2026 qui a été transmis à PAZ par la DDPP, certaines causes de la mort ne sont pas détaillées. S’agit-il d’une volonté de cacher certaines informations à l’association, car certaines causes de mortalité sont explicitées et d’autres non ? 

Notons que la métropole du Grand Nancy ne respecte pas la réglementation puisque si l’information existe, la métropole est tenue de la transmettre conformément au Code des relations entre le public et l’administration. L’arrêté du 8 octobre 2018 impose de tenir un registre des animaux décédés et d’y indiquer les causes de la mort.

  • Les origines des animaux captifs sont multiples

Dans le registre des mouvements d’animaux, certaines entrées sont alarmantes comme des dons de particuliers et de professionnels, des captures, des achats (grossiste européen en aquariophilie). Les dons viennent notamment de l’aquarium de Dunkerque, de l’aquarium d’Amnéville et de celui de la Citadelle de Besançon.

Le Muséum-Aquarium de Nancy fait également de la reproduction puisque des naissances sont notées dans le registre.

Plusieurs sorties d’animaux sont aussi inquiétantes comme des dons, des disparitions sans explication, des décès dont les raisons sont diverses mais confuses : coincé dans une surverse du bassin, cause inconnue, accident souvent lié à une hausse de salinité, accident technique, prédation, post-reproduction, consécutif à des blessures, parasitose, maladie, anoxie, sauté du bac, « euthanasie », « euthanasie pour régulation », conflit intraspécifique, mort pendant le transport, par pollution (algues dans l’aquarium).

III) La conservation des espèces est un prétexte : 92 % d’individus non menacés de disparition

L’inventaire des animaux transmis est daté du 1er avril 2026 et liste 2 895 animaux (hors coraux) de 246 espèces différentes, dans 45 aquariums. Seulement 223 d’entre eux sont menacés. 92 % des animaux ne font alors pas partie d’espèces menacées de disparition (Gobie néon, Poisson-clown bistré, Chirurgien à poitrine blanche, Poisson-papillon, Raie à points bleus, Labre nettoyeur, Flet, Tacaud, Bécasse de mer, etc). Le Muséum-Aquarium de Nancy ne fait pas exception : dès lors que l’on décortique les registres des zoos, on découvre que la majorité des animaux détenus ne sont pas menacés alors que ces institutions prétendent emprisonner des animaux dans le but de préserver des espèces (non pas pour faire du profit ou pour divertir). La réalité est que si les justifications ont évolué au cours de l’histoire pour faire face aux évolutions de la société, les fondements restent les mêmes : avoir une collection d’animaux qui soit la plus grande, la plus belle et la plus impressionnante possible. Si le sujet de l’histoire des zoos vous intéresse, nous vous conseillons les travaux de Violette Pouillard et Éric Baratay. Vous pouvez voir la conférence organisée par PAZ à Lyon.

IV) Un état des dépenses partiel

Dans l’état des dépenses transmis par la métropole, le Muséum-Aquarium a dépensé en 2023 la somme de 1.168.055€, et en 2025 la somme de 909.016€. Ces dépenses comprennent l’eau, l’électricité, le chauffage du bâtiment, les produits de traitement pour les aquariums, l’analyse de l’eau, l’alimentation, la maintenance des aquariums ainsi que les dépenses liées à l’achat d’animaux. Mais les charges de personnel (salaires) ne sont pas prises en compte, ce qui constitue généralement le premier poste de dépenses. 

Notre but : la sortie de la captivité animale 

Notre société emprisonne massivement les animaux pour les exhiber. Cette privation de liberté est un véritable business : aquariums, zoos, cirques… 

 

PAZ vise en priorité les établissements publics parce que l’argent public ne devrait pas alimenter la captivité animale. C’est le cas de l’Aquarium de Nancy, mais aussi de l’Aquarium de la Porte Dorée, de la Ménagerie du Jardin des plantes de Paris ou encore du Zoo de Lyon.  

 

Nous menons une campagne pour amorcer la sortie de la captivité animale et enfin faire évoluer les pratiques et la loi.

 

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PAZ se donne pour mission de défendre les intérêts des animaux, notamment ceux exploités pour le divertissement. Notre devise : « Les animaux ne sont pas des jouets » !

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