PAZ demande aux candidates et candidats à l’élection présidentielle de s’engager concrètement pour la condition animale avec un programme ambitieux. 

 

PAZ demande d’amorcer la sortie de la captivité animale.

Le 30/11/2021, la loi n°2021-1539 visant à renforcer la lutte contre la maltraitance animale visant à renforcer la maltraitance animale a été adoptée au Parlement. L’interdiction des animaux sauvages dans les cirques itinérants est prévue dans un délai de 7 ans (2028). C’est une première étape importante, mais nous devons aller plus loin.

Découvrez nos autres propositions. 

1) Mise en place d’une TVA à 20%

Toutes les structures à but lucratif reposant sur la  captivité animale doivent être soumises au taux normal de TVA à 20%. La captivité animale n’est pas un “produit de première nécessité”, bien au contraire. L’Etat doit en effet amorcer la fin de cette industrie.

2) Fin des subventions publiques

Plus aucun lieu de captivité animale à but lucratif, notamment les lieux organisant des spectacles, ne doit recevoir de subventions publiques. Nous parlons des parcs zoologiques, qui comprennent les aquariums, vivariums, parcs d’attraction avec animaux.

3) Fermeture des parcs zoologiques publics

Le rôle de l’État n’est pas de participer à la captivité animale. Nous souhaitons que les zoos publics (Ménagerie du Jardin des Plantes, Zoo de Paris, Parc de la Haute-Touche) amorcent une transition : tout d’abord, la fin de la reproduction des animaux, accompagnée par leur placement dans des structures adaptées, sans but lucratif. 

Les zoos publics pourraient se transformer en centres de soins pour les animaux sauvages et liminaires, en des lieux éducatifs et scientifiques de sensibilisation sur la disparition des espèces…

4) Interdiction de la reproduction des animaux en captivité qui ne sont pas sur la liste rouge de l’UICN

Les parcs zoologiques détiennent en captivité de nombreuses espèces qui ne sont pas menacées de disparition (« préoccupation mineure » selon la classification UICN). Citons par exemple : les wallabys de Bennet, les chats de Pallas, les aras bleus, les chouettes à lunette, les grenouilles mousses, les pythons verts…

Le prétexte de la conservation ne repose sur aucun fondement valable. Cela révèle la volonté des zoos d’avoir une “collection” d’animaux la plus diversifiée possible, y compris si cela ne participe pas à la préservation d’espèces en danger. A terme, nous demandons la fin de la détention en captivité d’espèces qui ne sont pas en danger de disparition, avec une transition : tout d’abord, la fin de la reproduction des animaux ; ensuite, leur placement dans des structures adaptées et sans but lucratif. 

5) Interdiction de l’utilisation d’animaux dans les spectacles

Si la loi n° 2021-1539 du 30 novembre 2021 a vraiment pour ambition la lutte contre toute forme de maltraitance animale, il est logique que tous les animaux – qu’ils soient sauvages ou domestiques – soient concernés par l’interdiction d’exploitation dans les spectacles. Nous demandons également que toutes les formes de spectacles soient concernées : spectacles itinérants, mobiles ou fixes.

6) Subventions pour les structures sans but lucratif qui accueillent des animaux issus de la captivité

Afin de soutenir la transition de la loi n° 2021-1539 du 30 novembre 2021, l’Etat doit aider financièrement les structures sans but lucratif, c’est-à-dire les refuges ou sanctuaires qui accueillent des animaux issus de la captivité. Il faut rester logique en précisant que ces structures ne doivent en aucun cas orchestrer la reproduction des animaux recueillis.

7) Abolition des corridas et des combats de coqs partout en France

Il est plus que temps de supprimer une exception à la loi qui, en perdurant, s’inscrit en totale contradiction avec toutes les avancées en matière de condition animale. Sur tout le territoire et sans dérogation possible, les corridas et combats de coqs doivent être interdits.

 

 

Je demande aux candidats de s’engager

pour la sortie de la captivité animale :

Nathalie Arthaud (LO)

François Asselineau (UPR)

Nicolas Dupont-Aignan (DLF)

Anne Hidalgo (PS)

Yannick Jadot (EELV)

Gaspard Koenig (MS)

Jean Lassalle

Marine Le Pen (RN)

Emmanuel Macron (LREM)

Jean-Luc Mélenchon (LFI)

Valérie Pécresse (LR)

Florian Philippot (LP)

Philippe Poutou (NPA)

Fabien Roussel (PCF)

Christiane Taubira

Éric Zemmour