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L'impact désastreux des anticoagulants

TW : cruauté envers les animaux et/ou mort animale.

Aujourd’hui, en France, l’immense majorité des mairies ont recours à des méthodes létales pour réduire les populations de rats et de souris sur leurs territoires. En plus d’être violentes, ces pratiques pourraient être contre-productives sur le plan démographique et sanitaire¹.

L’empoisonnement aux anticoagulants est la méthode la plus utilisée par les municipalités, qui l’emploient de manière massive et généralisée dans tout le pays, tout au long de l’année. Or, l’utilisation de ces produits est loin d’être anodine.

Des souffrances atroces pour les rats et souris visés 

Selon la méthode employée, l’empoisonnement peut avoir un impact sévère à extrême pendant plusieurs jours sur les rongeurs empoisonnés. Ils peuvent être victimes d’hémorragies internes pouvant être à l’origine de nombreuses souffrances² : gêne respiratoire, paralysie, douleurs musculaires et articulaires sévères… Ces douleurs, mais aussi leur angoisse et leur mal-être peuvent durer des jours avant qu’ils ne meurent des suites des hémorragies.

Photo d'illustration
“Boîte d'appâtage” avec à l’intérieur, les blocs de produits anticoagulants.
Un rapace contaminé aux anticoagulants découvert par une randonneuse. Photo DR C.J.

Des conséquences dramatiques pour les nombreux animaux sauvages contaminés 

De nombreuses études montrent une contamination de fond des animaux sauvages par les rodenticides anticoagulants, que ce soit par intoxication directe ou secondaire. En effet, les résidus de ces substances s’accumulent dans leurs tissus jusqu’à les empoisonner dans de nombreux cas³. Les prédateurs qui se nourrissent de rongeurs (rapaces, renards…) y sont particulièrement exposés.

Des conséquences dramatiques pour les nombreux animaux sauvages contaminés 

De nombreuses études montrent une contamination de fond des animaux sauvages par les rodenticides anticoagulants, que ce soit par intoxication directe ou secondaire. En effet, les résidus de ces substances s’accumulent dans leurs tissus jusqu’à les empoisonner dans de nombreux cas³. Les prédateurs qui se nourrissent de rongeurs (rapaces, renards…) y sont particulièrement exposés.

Les animaux sauvages contaminés peuvent subir des hémorragies internes, une anémie, une léthargie et une diminution de la réponse immunitaire qui les rend plus vulnérables à d’autres maladies. Chez les oiseaux de proie nocturnes touchés, des cas d’anorexie, de léthargie, d’affaissement des ailes et de diminution de l’agilité et de la résistance aux conditions météorologiques ont été observés³. Douloureux et handicapants, ces empoisonnements peuvent même finir par entraîner la mort des animaux touchés, à l’image d’un hibou grand duc retrouvé dans le parc national des Écrins en décembre 2021.

Aucun animal n’est à l’abri de ce sort, quel que soit son régime alimentaire. Plusieurs études ont montré une exposition importante des hérissons d’Europe aux anticoagulants, qui pourraient se contaminer via les insectes et gastéropodes, les cadavres de rongeurs ou encore les appâts eux-mêmes⁵. Les lièvres et les lapins sont aussi concernés⁶.

L’exposition aux anticoagulants peut également affecter la reproduction des animaux touchés³ et entraîner la diminution de leurs populations⁴ ⁷.

Enfin, comme l’expliquait Annika Schlötelburg, scientifique à l’Agence Fédérale de l’Environnement à Berlin, dans un documentaire Arte en 2022, la contamination aux anticoagulants s’étend jusqu’aux cours d’eau et même aux eaux traitées, le traitement des eaux usées ne parvenant pas à éliminer ces molécules. De nombreux poissons sont ainsi eux-aussi contaminés aux anticoagulants⁸.

Les animaux domestiques, des victimes collatérales fréquentes

L’utilisation massive d’anticoagulants met également en danger la vie des animaux domestiques, et notamment des chiens et des chats. Lorsqu’ils sont exposés à ces substances, ils ne présentent pas toujours de signes cliniques, et lorsqu’ils en présentent, ceux-ci sont généralement peu spécifiques, rendant leur diagnostic difficile. Au moment du diagnostic, les troubles hémorragiques peuvent déjà être assez importants⁶, si bien que ces empoisonnements peuvent coûter la vie aux animaux⁹

De février à mai 2026, nous avons compté cinq mentions d’empoisonnements de chiens par des anticoagulants dans les médias. Si Archibald, empoisonné en Dordogne en mai, Volt, victime de la mort-aux-rats à Caen en avril et un troisième chien, empoisonné en Meuse en mars, ont survécu, d’autres en sont morts. C’est le cas de Lanko, décédé à Périgueux début février et d’un chiot de huit mois ayant perdu la vie dans le Loiret en mars. Que ces chiens soient tombés nez-à-nez avec des anticoagulants par malchance ou parce qu’une personne malveillante avait fait en sorte qu’ils les trouvent, la vente et l’utilisation de ces produits est hautement dangereuse.

Les animaux domestiques, des victimes collatérales fréquentes

L’utilisation massive d’anticoagulants met également en danger la vie des animaux domestiques, et notamment des chiens et des chats. Lorsqu’ils sont exposés à ces substances, ils ne présentent pas toujours de signes cliniques, et lorsqu’ils en présentent, ceux-ci sont généralement peu spécifiques, rendant leur diagnostic difficile. Au moment du diagnostic, les troubles hémorragiques peuvent déjà être assez importants⁶, si bien que ces empoisonnements peuvent coûter la vie aux animaux⁹

De février à mai 2026, nous avons compté cinq mentions d’empoisonnements de chiens par des anticoagulants dans les médias. Si Archibald, empoisonné en Dordogne en mai, Volt, victime de la mort-aux-rats à Caen en avril et un troisième chien, empoisonné en Meuse en mars, ont survécu, d’autres en sont morts. C’est le cas de Lanko, décédé à Périgueux début février et d’un chiot de huit mois ayant perdu la vie dans le Loiret en mars. Que ces chiens soient tombés nez-à-nez avec des anticoagulants par malchance ou parce qu’une personne malveillante avait fait en sorte qu’ils les trouvent, la vente et l’utilisation de ces produits est hautement dangereuse.

Un chien victime des anticoagulants. Photo Virginie Israël CHVAtlantia

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