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La loi de novembre 2021 contre la maltraitance animale a interdit, en théorie du moins, la vente de chiens et de chats en animalerie. C’est une avancée importante mais largement insuffisante. Les nombreux animaux d’autres espèces qui continuent à être vendus légalement par des animaleries font eux-aussi l’objet d’achats impulsifs. La marchandisation de tous les animaux de compagnie doit être interdite totalement et sans plus tarder !

Des chiens et chats vendus en click & collect

Alors que la loi a établi l’interdiction de la vente de chiens et de chats en animalerie en 2021, le ministère de l’agriculture a ensuite considéré que les animaleries pouvaient continuer à vendre des chiens et des chats si cette cession se faisait en ligne. C’est une trahison de l’esprit de la loi et un recul grave dont certaines animaleries se sont emparées pour continuer à faire un maximum de profit sur l’exploitation des animaux.

C’est absolument scandaleux quand on sait que chaque année, environ 200.000 chats et chiens sont abandonnés en France, chiffre qui serait par ailleurs sous-estimé.

PAZ alerte sur les abandons dont sont victimes tous les animaux vendus comme des marchandises, indépendamment de leur espèce. Parmi les animaux vendus en animalerie ou dans des salons animaliers, seuls les chats, les chiens et les furets doivent obligatoirement être identifiés. Et ce n’est pas tout, puisque les poissons, les reptiles, les oiseaux et les rongeurs ne sont pas non plus concernés par le certificat d’engagement et de connaissance qui doit être signé sept jour avant l’achat d’un chien, d’un chat, d’un furet, d’un lièvre ou d’un lapin. Ainsi, de très nombreux animaux sont vendus en animalerie à des personnes qui ne connaissent rien de leurs besoins et qui ne seront même pas obligées de les identifier à leur nom – ce qui encourage à les considérer comme des objets. Faute d’identification obligatoire, nous ne savons pas combien de nouveaux animaux de compagnie sont abandonnés chaque année. Selon les refuges, ils seraient très nombreux à connaître ce sort. En 2024, près de 80 % des animaux recueillis par les refuges membres du collectif Urgence NAC provenaient d’animaleries. C’est scandaleux ! Cette marchandisation doit prendre fin.

PAZ déplore que les abandons des NAC ne soient pas comptabilisés par les autorités.

Nous demandons aux animaleries de cesser définitivement de vendre des animaux vivants et que tous les animaux détenus soient placés dans des refuges.

77 % des Français-ses demandent l’interdiction de la vente de tous les animaux en animalerie (selon une étude réalisée par l’Ifop en janvier 2026 pour la Fondation 30 Millions d’Amis), il est temps de faire changer les choses !

En plus des chiens et des chats vendus sur Internet par certaines boutiques, les animaleries commercialisent de nombreux autres animaux de compagnie (domestiques et sauvages) : des poissons, des lapins, des furets, des cochons d’inde, des hamsters, des souris, des lézards, des serpents, des tortues, ainsi que des oiseaux comme des poules, des canaris, des perruches et des perroquets ou encore des insectes.

Dans les rayons des animaleries, les animaux sont enfermés dans des espaces exigus, derrière des barreaux ou des vitres. Ils peuvent y passer des mois voire des années avant d’être vendus. Que deviennent les animaux invendus ? Nous avons posé la question à des enseignes d’animaleries qui ne nous ont pas répondu. Chez les particuliers qui les achètent, la vie qui les attend ne répond guère davantage à leurs besoins. En captivité, ils sont privés de leurs comportements les plus élémentaires (voler, nager, se déplacer librement…) et peuvent souffrir de la solitude lorsqu’ils vivent seuls. PAZ s’oppose à la détention par des particuliers de poissons, d’oiseaux et de reptiles, dont les besoins sont bien trop complexes pour être satisfaits dans ce cadre. Ces animaux doivent vivre en liberté.

LI projet

Les expositions félines et canines ont pour but de faire la promotion des races issues de sélection génétique. « L’amélioration » ou le maintien de races sont pensés dans un but lucratif. Certaines caractéristiques de races (nez très écrasé, absence de poil…) peuvent nuire à la santé des animaux. Les exposants sont des éleveurs qui concourent pour des titres dans le but de se faire connaitre et d’augmenter la valeur de leur reproducteurs. Même si les animaux ne sont pas vendus sur place, les expositions félines et canines sont des vitrines commerciales à l’élevage et donc in fine aux commerces de chats et de chiens.

Les animaux présentant une malformation ou une pathologie héréditaire sont disqualifiés ou non récompensés. Cela pose la question de leur devenir dans l’élevage. Ils ne sont pas utiles.

Dans les salons comme dans les expositions, les animaux sont contraints de subir un stress intense : le bruit, les manipulations, le transport, le contact avec d’autres animaux… 

Notre post Instagram dénonçant les expositions félines et canines

Avignon Tourisme

Le 1/04/26, PAZ a contacté Avignon Tourisme au sujet du salon du chiot ayant lieu au Avignon Parc Expo, pour lui demander de ne plus autoriser ces événements dans des lieux lui appartenant.

Suite à nos sollicitations, le 13/04/26, la Direction Générale d’Avignon Tourisme a décidé de ne plus accepter la tenue de salons impliquant la vente d’animaux.

 

Ville d’Antibes 

En janvier 2026, PAZ avait contacté la mairie d’Antibes à propos du salon aquariophiles du 31/01 et 1/02/26 et du chiot du 7/02 et 8/02/26. PAZ demandait au maire d’Antibes de s’opposer à la tenue de ces salons dans des lieux municipaux. 

Le 5/02/26, le maire d’Antibes a répondu favorablement à notre demande concernant les salons du chiot, qui ne seront plus accueillis par la mairie d’Antibes à partir de 2027. 

 

Métropole de Toulouse 

PAZ a écrit le 3/10/25 à la Métropole de Toulouse pour lui demander de tout mettre en œuvre pour qu’il n’y ait plus de salons animaliers dans des lieux appartenant à la Métropole, comme c’est le cas pour le salon s’étant tenu au MIN les 11/10 et 12/10/25, y compris en modifiant la DSP (Délégation de Service Public). 

Le 11/10/25, PAZ a mené une action de sensibilisation à l’entrée du MIN à l’occasion du salon du chiot.

Le 15/10/25, le Conseil métropolitain de Toulouse a adopté une délibération : un nouvel avenant à la DSP qui inclut :

“De plus, les Parties, soucieuses du bien-être animal, s’engagent à ne plus accueillir au sein du MIN des salons animaliers commerciaux, sauf s’ils sont organisés en partenariat avec des refuges ou fondations

reconnues.”

 

Ville de Nogent-sur-Oise

Le 24 et 27/06/25, PAZ a contacté la mairie de Nogent-sur-Oise au sujet du salon du chiot du 5 et 6/07/25, ayant lieu dans un lieu municipal.

Le 15/07/25, à Nogent-sur-Oise, PAZ a obtenu l’engagement du maire de ne plus autoriser de salons animaliers.

 

En juin 2026, PAZ a écrit à toutes les enseignes nationales d’animalerie pour leur demander de placer les animaux détenus par leurs magasins dans un refuge et de ne pas les remplacer par d’autres animaux à vendre, pour mettre un terme définitif à cette marchandisation.

 

En avril 2026, PAZ a eu un entretien avec l’enseigne Botanic pour obtenir davantage d’informations sur leur commerce d’animaux et les convaincre de renoncer à cette pratique.

Andrézieux-Bouthéon 08/11/25
Salon aquariophile à Andrézieux-Bouthéon en novembre 2025
Antibes 08/02/26
Salon du chiot à Antibes en février 2026

En mars 2026, PAZ s’est mobilisée pour demander au magasin Truffaut quai de la Gare à Paris de mettre un terme à la vente de perroquets. Nous avons également demandé au magasin de placer Rosario dans un refuge sans remplacement par d’autres perroquets. Ce cacatoès rosalbin était enfermé dans une cage au sous-sol, sans accès à la lumière du jour, depuis des mois. Le 21 mars 2026, les militant-es de PAZ ont manifesté devant le magasin pour faire entendre nos demandes et sensibiliser les client-es. Selon le magasin, Rosario aurait été vendu juste après nos messages à la direction de Truffaut et notre communication sur notre mobilisation. En mai 2026, nous avons appris que le magasin Truffaut situé quai de la Gare à Paris a cessé de vendre des perroquets en mars 2026, juste après notre mobilisation. Nous veillons à ce qu’il ne reprenne pas cette vente. Surtout, nous demandons à l’enseigne Truffaut de s’engager à ne plus vendre d’animaux vivants au niveau national ! 

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