Aller au contenu

EXIGEONS UNE LOI / CIRQUES SANS ANIMAUX

Depuis 2015, PAZ se bat pour l’interdiction de l’asservissement des animaux dans les cirques. Le 30 novembre 2021, la loi visant à “lutter contre la maltraitance animale et conforter le lien entre les animaux et les hommes” a été promulguée. Elle interdit les animaux sauvages dans les cirques itinérants d’ici à 7 ans, ainsi que les spectacles de montreurs d’ours et de meneurs de loups d’ici à 2 ans.
Les nouveaux enjeux sont maintenant la mise en application de cette loi et l’interdiction des animaux domestiques, qui n’ont pas non plus leur place comme “bêtes de foire”.

LES ARGUMENTS

 

La captivité est incompatible avec les besoins des animaux
Dans les cirques, les animaux sont emprisonnés à vie. Ils sont trimballés de ville en ville et ne vivent donc pas dans un environnement adapté. On constate des stéréotypies (troubles du comportement) qui marquent un état d’anxiété chronique. Par exemple, les fauves tournent en rond pendant des heures.
La Fédération des Vétérinaires Européens s’est positionnée sans ambiguïté en 2015. Elle fait état d’une “impossibilité absolue (pour les cirques itinérants) de répondre à leurs besoins physiologiques, mentaux et sociaux {des animaux sauvages}” et “recommande donc à toutes les autorités compétentes européennes et nationales d’interdire l’utilisation de mammifères sauvages dans les cirques itinérants dans toute l’Europe”.

 

Les animaux ne sont pas des jouets ni des attractions
Les animaux ne sont pas naturellement dociles et prompts à exécuter des numéros. Ils sont dressés afin de les soumettre. Ce passage obligé est extrêmement violent et reste caché aux yeux du public.
Les spectacles avec animaux sont largement à destination des enfants. À coups de lumières, de musiques et de paillettes, les circassiens leur font croire que les animaux sont heureux de faire le spectacle. Cette manipulation est inacceptable. PAZ défend l’idée que les animaux ne sont ni des jouets ni des attractions. Ils résistent. Il n’y a pas de cirques avec animaux sans fouet ni cage.

UNE PREMIÈRE VICTOIRE !

 

Après 6 ans de combat, la loi du 30 novembre 2021 est promulguée. Elle interdit les animaux sauvages dans les cirques itinérants d’ici à 7 ans, ainsi que les spectacles de montreurs d’ours et de meneurs de loups d’ici à 2 ans. 

 

Depuis 2015, PAZ a mené un combat acharné pour obtenir cette avancée :  

– des centaines de manifestations partout en France avec notre campagne #Exigeons Une Loi, 

– des centaines d’interviews (presse écrite, radio et télé), 

– une dizaine de tribunes dans la presse (Le Monde, Libération, Sciences et Avenir), 

– une centaine d’entretiens avec des maires, des parlementaires et des membres du gouvernement

– des milliers de mails envoyés aux parlementaires et aux maires, 

– des centaines de pétitions visant les maires, 

– un travail de fond avec les élu-es locaux (Il y a eu plus de 400 vœux municipaux demandant cette loi. PAZ est à l’origine d’un grand nombre de prises de position de villes – dont celle de Paris – qui ont été décisives dans l’adoption de la loi),

– des menaces de mort de Franck Muller visant personnellement la cofondatrice de PAZ, 

– des coups et blessures visant des membres de PAZ à Ermont et Soissons, 

– des plaintes déposées…

 

 Découvrez la rétrospective des actions de PAZ qui ont mené à cette avancée => cliquez ici.

OÙ EN EST-ON ?

La loi interdisant les animaux sauvages dans les cirques itinérants est une première victoire dont nous connaissons le prix. Il faut s’en réjouir ! 

Mais il reste encore du chemin :
– Les animaux sauvages seront interdits dans les cirques itinérants : c’est-à-dire que des spectacles non-itinérants utilisant des animaux sauvages pourront continuer dans 7 ans. L’itinérance est un problème majeur : les trajets peuvent être éprouvants et nécessitent de maintenir les animaux dans de petites cages ; quant aux lieux, ils ne sont pas plus adaptés (par exemple des parkings)… Mais là n’est pas le seul problème : pour qu’un animal exécute un numéro, il faut le dresser. Le dressage n’est pas un acte banal : les animaux résistent et sont violentés. De plus, les animaux restent enfermés dans des cages et sont contraints toute leur vie de réaliser des numéros ridicules. Nous réclamons donc l’interdiction de tous les spectacles utilisant des animaux.
Les villes de Montpellier et de Grenoble ont d’ailleurs adopté des vœux demandant l’interdiction de tous les animaux, y compris les animaux domestiques, dans les cirques.

– La loi interdit seulement l’utilisation d’animaux sauvages. Les spectacles itinérants (et non-itinérants) avec des animaux dits “domestiques” pourront continuer. Par exemple, les camélidés (lamas, chameaux, dromadaires) sont considérés comme des animaux domestiques et pourront donc toujours être utilisés dans les cirques itinérants. C’est aussi le cas des équidés, animaux de ferme, chats, chiens, rats, pigeons domestiques, furets… Pourtant, qu’ils soient considérés comme domestiques ou non, tous les animaux ont besoin d’un environnement adapté et stable. Ils souffrent également du dressage. C’est pourquoi nous demandons la fin de tous les animaux dans les spectacles.

De plus, il ne faut pas oublier que la loi ne sera effective que dans 7 ans. En attendant, il faut s’assurer que la mise en application se prépare. Par exemple, le gouvernement doit promulguer des arrêtés ministériels, ce qui n’a toujours pas été fait !
Enfin, PAZ reste vigilante quant aux agissements des cirques. Il faut notamment s’assurer qu’ils respectent les réglementations minimales relatives à la détention d’animaux (par exemple, l’obligation d’installer des cages extérieures pour les fauves) et qu’ils n’outrepassent pas les décisions des municipalités ayant refusé de les accueillir avec des animaux.

 Défendre l’interdiction des animaux domestiques dans les cirques itinérants

Poneys, lamas, chèvres, dromadaires, chameaux… Les animaux domestiques ne sont pas concernés par la loi. Pourtant, ils ne devraient pas davantage être considérés comme des attractions ! Le CLAC a lancé une pétition contre la venue d’un cirque avec animaux domestiques à Lille. PAZ s’associe à ce combat et a participé à un live de “Mes Opinions” sur la question des animaux domestiques dans les cirques itinérants. Découvrez le live ici.

Soutien aux villes qui refusent les cirques avec animaux sauvages

Villelaure, Cugnaux, Trappes Les villes sont nombreuses à refuser l’installation de cirques utilisant des animaux. Les circassiens s’engagent auprès des Mairies à venir sans animaux, mais ne respectent pas leurs engagements. PAZ pense qu’il est important de soutenir ces municipalités et de ne pas laisser les cirques faire la loi. La loi sera effective, dans 7 ans, elle devra être appliquée.

Porter des propositions pour amorcer la sortie de la captivité animale 

La nouvelle loi ne résout pas toutes les problématiques liées à la captivité animale. C’est pourquoi nous continuons de porter des propositions concrètes sur le sujet lors des élections : interdire tous les animaux dans les spectacles, fermer les parcs zoologiques publics, supprimer les subventions et taxer à 20% les structures à but lucratives qui reposent sur la captivité animale…

QE de Dimitri Houbron (Agir Ensemble), député du Nord, questionne le gouvernement sur la réglementation des cages extérieures (janvier 2022)

Les circassiens se doivent d’installer des cages extérieures “de détente” pour les fauves. Mais la réglementation reste floue quant aux exceptions autorisées. Suite à nos sollicitations, Dimitri Houbron, député du Nord, a questionné le gouvernement sur ces exceptions.La réponse du gouvernement permettra d’être au clair sur les situations légales ou non afin que l’incertitude ne règne plus, comme cela s’était produit à Cugnaux.

QE de Dimitri Houbron (Agir Ensemble), député du Nord, interpelle le gouvernement sur le suivi des animaux sauvages dans les cirques (janvier 2022)

Afin que dans 7 ans, la nouvelle réglementation puisse effectivement être appliquée, des mesures doivent être mises en place. Par exemple, les cirques devront enregistrer les animaux sauvages qu’ils détiennent, dans un fichier de suivi national. Cette mesure n’a cependant toujours pas été entérinée : c’est pourquoi nous avons sollicité Dimitri Houbron, député du Nord, afin qu’il dépose une QE à ce sujet.