Aller au contenu

Dans le cadre de notre suivi des méthodes de gestion des pigeons utilisées par les Mairies, nous avons demandé en février 2022 à la Ville de Toulouse de nous communiquer les documents administratifs relatifs à la gestion des pigeons. 


Ces documents démontrent que
la Ville de Toulouse commandite des campagnes de capture, de gazage et de stérilisation chirurgicale de pigeons à la SACPA. Pour procéder aux captures, des cages trappes sont placées sur des toits d’immeuble. Des lance-filets sont également utilisés pour capturer dans la rue les pigeons.

Signez la pétition afin que la Mairie de Toulouse cesse immédiatement cette cruauté !

Je signe la pétition pour la fin des captures de pigeons à Toulouse

1607 signatures

À l’attention du Maire de Toulouse, Monsieur Jean-Luc Moudenc
et de Madame la conseillère déléguée à la condition animale,  Madame Françoise Ampoulange

Monsieur le Maire,

Madame la conseillère déléguée à la condition animale, 

 

Vous avez créé une délégation “condition animale”. Pourtant, vous commanditez des campagnes de capture, de gazage et de stérilisation chirurgicale de pigeons. 

 

1 pigeon sur 2 capturé est stérilisé : c’est une opération très lourde avec un taux de mortalité élevé. Elle est d’ailleurs interdite en Belgique pour des raisons de souffrance animale.

Pour les autres pigeons, qui représentent 1500 pigeons par an, nous nous questionnons sur leur sort, mais nous pensons qu’ils sont gazés. Le gazage des pigeons est une méthode cruelle et inefficace, la mort étant lente et douloureuse telle une noyade. 

Des méthodes éthiques existent (pigeonnier et maïs contraceptifs). 

 

Tourcoing, Paris, Marseille, Bordeaux et Nantes ont fait le choix des méthodes éthiques, certaines récemment, d’autres de longue date. La Mairie de Marseille a par exemple spécifiquement renoncé à la stérilisation chirurgicale, réalisant la cruauté que cette méthode représente. La Ville de Toulouse peut, elle aussi, décider de traiter avec considération les pigeons.

 

Nous vous demandons de cesser immédiatement les campagnes de capture, de gazage et de stérilisation chirurgicale des pigeons.

 

Selon la Mairie de Toulouse, en 2021, 3089 pigeons ont été capturés dans des cages trappes.

En 2022, 2625. Ces nombres ne prennent pas en compte les captures par filet projeté : il y a donc certainement beaucoup plus de pigeons qui ont été capturés

Une partie des pigeons capturés, jugés inaptes à l’opération chirurgicale, est tuée par gazage. Les autres pigeons sont stérilisés chirurgicalement.

Selon la Mairie de Toulouse, 1 pigeon sur 2 capturé est stérilisé. Que deviennent les autres, qui représentent 1500 pigeons par an ?! Nous pensons qu’ils sont gazés.


Soulignons que la stérilisation chirurgicale est une opération très lourde avec un taux de mortalité élevé : selon les chiffres transmis,
plus de 6% des pigeons stérilisés décèdent des suites de l’opération. C’est plus élevé que ce que revendique la SACPA elle-même sur son site (inférieur à 5%).

Ces méthodes choisies par la Mairie de Toulouse sont cruelles. Le gazage provoque une mort lente et douloureuse, semblable à une noyade. Quant à la stérilisation chirurgicale, le sénateur et vétérinaire Arnaud Bazin (LR) a demandé au gouvernement l’interdiction de la pratique de stérilisation chirurgicale sur les pigeons. Elle est d’ailleurs interdite en Belgique pour des raisons de souffrance animale.

La Ville de Toulouse dispose également de trois pigeonniers contraceptifs, une méthode éthique et efficace. Un meilleur entretien des pigeonniers et l’installation de pigeonniers supplémentaires pourrait permettre une meilleure gestion des pigeons. Le recours au maïs contraceptif est également une option viable, déjà choisie par la Ville de Quimper en France, ou Barcelone en Espagne, où elle est un réel succès. 

Le budget pour les pigeonniers est très faible voire ridicule en comparaison avec celui des captures et de la stérilisation chirurgicale. 10.000€ pour les pigeonniers contre 100.000€ pour la capture, le gazage et la stérilisation chirurgicale.

Facture SACPA, septembre 2021, montrant le recours aux captures, mises à mort et à la stérilisation chirurgicale sur les pigeons à Toulouse

Dans une réponse écrite faite à des parlementaires (qui ont interrogé le gouvernement à notre demande), le Ministère de l’Ecologie a estimé que les méthodes létales sont inefficaces à long terme. La stérilisation chirurgicale nécessite un tri des pigeons et certains sont gazés, c’est donc une méthode létale. De plus, l’efficacité de la stérilisation chirurgicale des pigeons n’est pas démontrée.

En mars 2023, suite à notre mobilisation, le groupe d’opposition Europe Ecologie les Verts a déposé un vœu en Conseil Municipal afin de faire voter la fin des méthodes létales de gestion des pigeons à Toulouse. Le vœu a été rejeté. La Députée de Haute-Garonne Mme Anne Stambach-Terrenoir (LFI – NUPES) nous a également apporté son soutien en déposant une question écrite au gouvernement et dans un tweet soutenant notre mobilisation

Malgré plusieurs demandes d’entretien, la Mairie de Toulouse nous a toujours fermé la porte. 

Le 19 janvier 2024, PAZ révèle des images de capture à Toulouse : au moins une cage de capture de pigeons est installée dans le quartier Jolimont à Toulouse. Qu’advient-il des pigeons capturés ? Nous pensons qu’ils sont gazés.

Suite à notre enquête, La Dépêche révèle que cette cage a été posée par la la Mairie de Toulouse. Nous demandons le retrait de cette cage.

Plusieurs médias ont évoqué les méthodes cruelles de gestion des pigeons de la Mairie de Toulouse :

PAZ a demandé leurs documents administratifs relatifs à la gestion des pigeons à plus de 250 communes. Nous avons alors réalisé un suivi des méthodes utilisées par les Mairies en France, qu’elles soient cruelles (gazage, stérilisation chirurgicale, campagne de tirs) ou éthiques (absence de méthode, pigeonnier contraceptif, maïs contraceptif).

Découvrez si votre Ville a recours à des méthodes cruelles en consultant notre suivi des méthodes de gestion des pigeons utilisées par les Mairies.

N’hésitez pas à interpeller votre Mairie sur la question !