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Notre projet de société avec les animaux liminaires

Les animaux liminaires sont tous les animaux qui vivent en liberté dans l’espace urbain. Parce que leur habitat a été profondément modifié par l’urbanisation et notre mode de vie, les animaux qui vivent dans les villes se distinguent des animaux sauvages ou domestiques ; c’est pourquoi on les appelle des « animaux liminaires ». Pigeons, rats, lapins… les animaux liminaires regroupent de nombreuses espèces différentes qui cohabitent avec nous. Ils sont généralement méprisés voire tués.

NOTRE OBJECTIF : PENSER ET ORGANISER UNE COHABITATION PACIFIQUE AVEC LES ANIMAUX LIMINAIRES

Nous voulons que les villes soient bienveillantes et accueillantes avec les animaux liminaires.
Nous appelons de nos vœux une véritable réflexion autour de ce que pourrait être une cohabitation pacifique avec tous les animaux dans l’espace urbain. Cette réflexion doit répondre à la question : comment vivre ensemble en partageant l’espace urbain entre humains et animaux non-humains de façon pacifique. 
Aujourd’hui, dans sa conception, l’espace urbain est exclusivement réservé aux humains. Nous devons en finir avec cette conception anthropocentrée.
Les animaux liminaires (lapins, pigeons, rats, poissons…) sont présents depuis toujours dans les villes. Ils font partie de notre quotidien mais sont mal-aimés ou invisibilisés.  
Nous devons penser et aménager l’espace urbain de façon à inclure les animaux et cohabiter avec eux.

NOS DEMANDES

Soulignons que les problématiques diffèrent en fonction des espèces animales liminaires. De manière générale, une meilleure cohabitation avec les animaux liminaires s’articule autour de deux axes indissociables :

1) Améliorer la vie des animaux liminaires 

Les animaux liminaires vivent en ville, et n’ont nulle part ailleurs où aller. Il faut cohabiter avec eux pacifiquement, préserver leur habitat et leur permettre de se nourrir correctement :
– Nous sommes favorables à la limitation des populations, si cela est nécessaire, mais nous nous opposons fermement aux méthodes létales. Il est temps de développer et d’investir des méthodes de cohabitation pacifique.
– Nous devons laisser de la place à ces animaux : sanctuariser certains lieux comme des espaces verts où ils vivent (par exemple la Darse du Rouvray à Paris) et installer des structures adaptées comme des pigeonniers.
– Les politiques publiques doivent s’assurer que les animaux aient accès à une alimentation adaptée : végétaliser les espaces de vie pour répondre aux besoins des animaux herbivores comme les cygnes et en finir avec les politiques interdisant nourrissage (à travers le Règlement Sanitaire Départemental). 

Les pigeonniers contraceptifs sont une bonne solution pour faire face à ces trois enjeux. Ces structures en nombre suffisant et bien entretenues leur offrent une nourriture de qualité (celle-ci est indispensable pour faire venir les animaux), un habitat adapté et permet de limiter la reproduction (secouage des œufs). PAZ encourage fortement les municipalités à investir dans cette solution pour les pigeons.

Envisager des solutions de cohabitation nécessite de s’intéresser à l’éthologie de chaque espèce et aux besoins biologiques des animaux. Un travail de concertation est nécessaire.

2) Changer le regard que nous portons collectivement sur les animaux liminaires

Certains animaux sont victimes d’idées reçues qui contribuent au manque de considération qu’ils subissent. Il est indispensable de changer nos représentations par des actions de sensibilisation, des conférences, de la vulgarisation scientifique… 
Nous proposons des fresques murales sur des bâtiments publics (écoles, bibliothèques, centres sociaux…) afin de rendre visible les animaux liminaires qui sont souvent oubliés voire méprisés.

L’artiste Adèle RENAULT réalise des œuvres extraordinaires autour notamment des pigeons.
Son travail artistique contribue à changer les représentations que notre culture collective a des pigeons. 

Ses œuvres montrent avec force que les pigeons sont d’abord et avant tout des individus avec des personnalités et une subjectivité comme les chats ou les chiens que nous côtoyons plus.

Tribune dans l’Obs : “Candidats à la présidentielle, n’oubliez pas les animaux qui peuplent nos villes !” (février 2022)

À notre initiative, l’Obs publie une tribune regroupant plus de 40 élu-es municipaux délégués à la condition animale. Le texte encourage la recherche à développer des méthodes non létales pour limiter les populations de certains animaux liminaires afin de donner aux villes les moyens de cohabiter pacifiquement avec ces animaux.

Notre mobilisation porte les animaux liminaires au Conseil de Paris (décembre 2021)

Suite à l’audition de PAZ par le groupe Changer Paris, le groupe a déposé un vœu lors du Conseil de Paris de décembre 2021 visant la création d’une mission pour penser une cohabitation pacifique avec les animaux liminaires. Malheureusement ce vœu a été rejeté par l’exécutif.

Demande de sanctuarisation de la Darse du Rouvray (Paris)

Nous demandons la sanctuarisation de la Darse du Rouvray, où des travaux menacent l’habitat des animaux liminaires qui y vivent. Suite à notre action, le Conseil de Paris en débat en juillet 2021.

Participations aux consultations et concertations des villes

PAZ défend les animaux liminaires à travers les concertations et les consultations organisées par les villes, par exemple à Rennes, Annecy, Paris…

Porter des propositions lors des élections

Depuis 2020, à chaque élection (municipale, régionale, présidentielle), PAZ porte des propositions ambitieuses pour mieux cohabiter avec les animaux liminaires.

Porter un autre regard sur les animaux liminaires

Nous vulgarisons des articles scientifiques afin de casser les clichés que l’on peut avoir sur certains animaux : les rats sont empathiques et rient, les pigeons forment des couples unis, les poissons sont sensibles et ont leur personnalité propre

Courrier à l’Académie française et aux dictionnaires de langue française (août 2021)

Rendre visibles les intérêts des animaux : cela commence par une refonte de la terminologie et donc des dictionnaires. Pour ce faire, PAZ a écrit à l’Académie française et aux dictionnaires de langue française afin de leur demander d’ajouter une entrée pour l’adjectif « liminaire » appliqué aux animaux.

Tribune « Protégeons les animaux “liminaires” qui vivent en liberté dans l’espace urbain » (août 2021)

En août 2021, PAZ signe une tribune dans le Monde pour défendre l’idée qu’il faut prendre en compte les animaux liminaires.

Position sur le nourrissage des animaux liminaires

PAZ revendique l’absurdité des arrêtés interdisant le nourrissage des animaux en ville. Notre position ici.

Action en justice contre les arrêtés parisiens « nuisibles » (ESOD) (juillet 2021)

Nous avons saisi la justice pour demander l’annulation d’arrêtés préfectoraux classant les sangliers, les pigeons ramiers et les lapins de garenne comme « nuisibles » (ESOD) sur le territoire de la Ville de Paris.
Le jugement du 22 juillet 2021 nous a donné raison et a suspendu les arrêtés. Il n’est donc plus possible de tuer les lapins (et les autres espèces) à Paris. Retrouvez toutes les informations ici.

Défendre les habitats des animaux au Conseil de Paris

Suite à notre sollicitation, en février 2021, Danielle Simonnet (LFI), Conseillère de Paris, défend au Conseil de Paris qu’il faut faire attention aux animaux liminaires pendant des travaux à Porte Maillot, afin de ne pas les blesser ou les tuer.

En juillet 2021, le Conseil de Paris débat de l’entretien des Bois de Boulogne et des conséquences sur les animaux liminaires.

 

PAZ dénonce les pièges à pigeons de Pocé-sur-Cisse (37) (février 2021)

Choquée par les pièges à pigeons installés par sa commune, une habitante a alerté PAZ. Les pigeons sont attirés dans une cage par un oiseau appelant et ne peuvent plus en ressortir. L’entretien des cages ayant lieu de façon  irrégulière, les oiseaux “meurent de froid, de manque de nourriture ou d’épuisement à force de se débattre. Ils souffrent et en plus ce n’est pas efficace » a dénoncé Amandine Sanvisens, co-fondatrice de PAZ, sur France Bleu Touraine. L’occasion, une nouvelle fois, de promouvoir les méthodes non létales comme les pigeonniers contraceptifs.

Mobilisation contre les pièges à pigeons de Sens (août 2020)

Nous avons alerté des pièges à pigeons de la cathédrale de Sens, où des animaux étaient abandonnés à la mort (France Bleu, France 3).

Étude IFOP sur la condition animale (janvier 2020)

L’étude IFOP que nous avons commandé révèle que 61 % de la population parisienne est favorable à ce que la Mairie utilise une alternative non létale concernant les rats.

Demander le retrait des filets qui tuent les pigeons

La Maire de Paris interpellée sur la question des rats dans l’émission “C à Vous” (octobre 2018)

Suite à notre campagne d’affichage dans le métro parisien, Anne Hidalgo est interpellée sur la gestion des rats à Paris dans l’émission C à Vous sur France 5.

Campagne d’affichage dans le métro parisien contre le massacre des rats (octobre 2018)

Notre campagne contre le massacre des rats s’affichait dans le métro parisien avec comme message “Les rats ne sont pas nos ennemis !”. BFM Paris et Le Parisien ont relayé l’information.

Interview dans Libération : “La mauvaise réputation des rats remonte à l’Antiquité” (mai 2018)

Philippe Reigné, co-fondateur de PAZ, répond aux questions sur la mauvaise réputation des rats : l’occasion de casser les idées reçues que l’on peut avoir sur ces animaux.

PAZ s’exprime dans l’émission “9h50” pour défendre les rats parisiens (décembre 2017)

Philippe Reigné, co-fondateur de PAZ, était invité sur France 3 sur le thème des “nuisibles”, qui portait notamment sur la présence de rats dans les parcs et jardins parisiens. Il a défendu l’idée suivant laquelle nous ne pouvons parler de “prolifération”, car aucune donnée scientifique n’est disponible sur le nombre de rats à Paris. Rappelons qu’à New-York, les scientifiques ont compté 4 fois moins de rats que le nombre estimé en amont de l’étude. De plus, les travaux en sous-sol pourraient expliquer que les rats remontent à la surface : leur présence serait donc liée à leur déplacement et non à une “prolifération”.
Retrouvez son intervention dans une vidéo récapitulative de nos actions en 2017.

Tribune dans Libération : “Faut-il tuer ces rats que Paris ne saurait voir ?” (décembre 2016)

Philippe Reigné, co-fondateur de PAZ, publie une tribune dans Libération, dénonçant les politiques d’empoisonnement des rats de la capitale. Il défend l’idée soutenue par Donaldson et Kymlicka dans Zoopolis, que les rats sont des animaux liminaires et donc “n’ont pas la possibilité (en tant qu’individus) de retourner vivre dans la nature sauvage ; ils font donc partie de nos sociétés, et nous ne pouvons pas légitimement les en exclure”.

actions liminaires

Besançon : Dans son guide de l’animal, Besançon explique la notion d’animaux liminaires et brise les clichés sur les rats.

Bourges : Le magazine de l’agglomération dédie une page sur la trame noire, qui consiste à limiter l’éclairage nocturne afin de ne pas ou moins perturber les animaux liminaires (chauve-souris, rongeurs, oiseaux…).

Paris : Des arrondissements ont mis en avant les cygnes vivant dans la capitale (Paris 12ème, Paris 19ème). Paris a également proposé un concours photo « Animal à Paris », auquel PAZ a participé avec des photos d’animaux liminaires (un pigeon, un rat, des cygnes tuberculés (Odette et Siegfried), des mouettes rieuses et des foulques macroules et une brème).